La femme est un instrument
© 1998 André Comeau
Quand on a pas encore
Touché sa première femme
Et qu’on ignore encore
Le goût d’un corps de femme
On y rêve en secret
On se voit l’allumer
Mais avec grand regret
On ne sait pas en jouer
Quand on a commencé
L’étude et la pratique
Et qu’on connaît les ratées
Des méthodes empiriques
Quand on fait tout c’qu’on peut
Pour jouer comme il faut
Plus on veut moins c’est mieux
Faut reprendre à zéro
La femme est un instrument capricieux
Quand on sait l’ABC
On répète sans cesse
On ne cesse de jouer
De petits rires en grandes baises
On joue et on rejoue
Toujours les mêmes rengaines
On s’émerveille un jour
D’une version africaine
La femme est un instrument mystérieux
Quand on excelle enfin
Qu’on a trouvé son style
Que l’instrument devient
Un merveilleux complice
On se meurt pour un rien
Qu’on a pas bien joué
Pour un maître plus malin
Qui nous a déclassé
La femme est un joli jeu dangereux
Quand on est déjà mort
D’avoir trop voulu jouer
Que l’on joue encore
Parce qu’on est envoûté
La femme est un instrument merveilleux
André Comeau
(Ah!!! Les femmes)